France
Menu en onglets Batixis.com - maître d'oeuvreBatixis.com - IngéniérieBatixis.com - Fabrication et chantiers


Visualisez les archives de la newsletter

Dossier Eurocode 3

Vérification des PRS de classe 4, vérification des profilés formés à froid (parois minces) selon l'EN1993-1-3, calcul des attaches avec prise en compte de la semi-rigidité, calcul non-linéaire plastique (analyse plastique) avec prise en compte de la création de rotules plastiques, voici quelques...

En savoir plus...
Voir tous les dossiers

Rdm - Analyse d'une barre bi-articuléeent chargée ponctuellement en tête

Test Test Description : Article de résistance des matériaux : vérification d’une...

En savoir plus...

CB 71 Vérification d’un élément en traction avec moise et trous

Batixis Description : Article selon la norme CB 71 : vérification d’une section...

En savoir plus...

Cadwork 2D-Ajouter, modifier des lignes

Jonathan Lahaye 

En savoir plus...

Cadsoft Build-Raccorder tous les murs

Christophe Richard Si la commande d’édition automatique des murs nommée « Régler les...

En savoir plus...

Prosteel 3D-Publication autocad vers prosteel

Batixis 

En savoir plus...

Contactez-nous

Accueil » Organismes » Détail actualité

FCBA a organisé une mission professionnelle sur le thème de la préservation du bois en Afrique du Sud,

Envoyez à un ami Imprimer

Date : 19/10/2008

FCBA a organisé une mission professionnelle sur le thème de la préservation du bois en Afrique du Sud,

FCBA a organisé une mission professionnelle sur le thème de la préservation du bois en Afrique du Sud, un pays doté d'une industrie de transformation du bois particulièrement dynamique. Compte tenu du type d'essences utilisées dans la construction (pin radiata, eucalyptus) et des risques biologiques très importants existant sur l'ensemble du territoire, les solutions préventives et curatives pour la protection du bois mettent en œuvre des solutions techniquement éprouvées, globalement très similaires à celles utilisées en France.

FCBA a organisé du 21 février au 4 mars 2008 une mission professionnelle sur le thème de la préservation du bois en Afrique du Sud qui a rassemblé 34 professionnels. Les principaux objectifs étaient de découvrir les enjeux industriels et économiques d'un secteur en pleine expansion, d'évaluer les réponses offertes par la construction bois à la problématique des agents de dégradation biologique et, enfin, de mieux connaître les activités et spécificités des entreprises sud-africaines.


Trente-quatre participants pour un voyage riche en informations

Située à l'extrême sud du continent africain, l'Afrique du Sud est un vaste pays (1 220 000 km2 soit 2,2 fois la France) qui, compte tenu de sa situation particulière en latitude, connaît de multiples climats : méditerranéen au sud, tropical au nord, humide et pluvieux à l'est, aride à l'ouest. Cette particularité en fait un pays riche d'une faune et d'une flore exceptionnelles. Les agents pathogènes du bois font preuve de la même diversité, et la plupart des espèces connues en Europe se retrouvent dans ce pays : termites, insectes à larve xylophage, champignons de pourriture, térébrants marins. Alors que les termites souterrains sont plutôt situés au nord, les termites de bois secs comme les cryptotermes brevis se retrouvent plutôt sur la zone côtière entre Durban et Port Elizabeth. Les insectes à larve xylophage sont également très présents, comme le capricorne des maisons appelé " Italian Beetle ", car on le soupçonne d'avoir été introduit dans du bois de caisserie protégeant du marbre venant d'Italie. Les autres formes d'insectes à larves xylophages, tels que les lyctinae (lyctus), et les anobiinae (vrillettes) sont également très actifs sur le bois d'œuvre.


Les termites souterrains sont plutôt situés au nord du pays.

Les conditions particulièrement humides de certaines régions sont très favorables au développement de toutes sortes de pourritures. Enfin, l'Afrique du Sud étant un pays résolument tourné vers la mer (2 800 km de côtes), le bois est un matériau largement utilisé pour les équipements maritimes. Il devient de ce fait la cible des térébrants marins, comme les mollusques (" terredo ") et les crustacés (limnoria, chilura). Les conditions climatiques particulièrement favorables aux agents pathogènes le sont aussi pour la croissance du bois. L'Afrique du Sud a ainsi engagé un vaste programme de reboisement dont la finalité est prioritairement de fournir l'industrie papetière. Mais 25 % des bois exploités sont destinés à la construction. S'agissant d'eucalyptus et de pins, essences non durables naturellement, les solutions de traitement préventif (essentiellement par autoclave) se sont largement développées et ont même été rendues obligatoires par une loi de 1998 portant sur la construction. Ainsi, le secteur de la préservation, fédéré par le SAWPA (South African Wood Preservers Association) est particulièrement dynamique dans ce pays. Mais tous les bâtiments construits avant la promulgation de la loi sur les traitements préservatifs peuvent être l'objet d'attaques biologiques. Un secteur d'activité s'est ainsi développé autour des traitements curatifs. Ces travaux sont réalisés par des PCO (ou Pest Contral, équivalents des 3 D en France) qui interviennent aussi sur d'autres types de nuisibles. Ces sociétés sont également en charge des inspections et du suivi des bâtiments après une intervention. Elles interviennent également dans le domaine de la fumigation, qui peut être utilisé à des fins curatives, mais aussi préventivement sur des bois d'importation mis en quarantaine.

Le programme des visites professionnelles

  • Professeur Rypstra (University of Stellenbosh, Faculty of Foresty)
    Les agents pathogènes du bois et la préservation en Afrique du Sud
  • Professeur Silberbauer (Cape Sawmills and Airton Timbers)
    Visite de deux unités de sciage, de traitement et de transformation du bois (lamellé-collé, contreplaqué) d'une capacité de 380 tonnes de grumes/jour
    Visite d'une unité de traitement autoclave au TBTNP (naphténate de tributylétain)
  • Mark Enslin (Vice Président de la SAPCA, South African Pest Control Asssociation)
    Les insectes xylophages, dégâts et moyens de lutte
    L'activité des PCO en Afrique du Sud
  • Professeur Silberbauer
    Visite de chantiers de maisons individuelles à ossature bois
  • Mark Edwards (Bayer Cropscience)
    Visite d'une usine Bayer SABS à Johannesbourg : fabrication et conditionnement des produits chimiques
  • Angus Curie (Secrétaire général de la SAWPA, South African of Wood Preserves Association)
    Panorama général de la préservation du bois en Afrique du Sud
  • Andre Swanepoel (Président de la SAPCA)
    Chantier de démonstration de traitement curatif sur un bâtiment termité
  • Mark Edwards (Bayer Cropscience)
    Visite d'un site expérimental pour des solutions de traitement anti-termite Découverte de cinq espèces de termites sur un terrain de un hectare


L'industrie du bois sud-africaine en quelques chiffres

Les forêts exploitées en Afrique du Sud sont essentiellement des forêts plantées qui couvrent 1,34 million d'hectares. Les principales essences exploitées sont le pin radiata (54 %), l'eucalyptus (37 %) et l'acacia (8 %). Les trois quarts du bois exploité sont utilisés pour la pâte à papier et 20 % pour le sciage. Le bois de mine et les poteaux représentent respectivement 3,5 et 1,5 % du volume total consommé (23,5 millions de m3).

Sur les 451 000 m3 de sciages traités, 436 000 m3 le sont au CCA, 2000 m3 au bore et 13 000 m3 au tributylétain (TBT). Pour ce qui concerne les poteaux (73 000 m3 en pin et 511 000 m3 en eucalyptus), 336 000 m3 sont traités à la créosote, 243 000 m3 au CCA et 5 000 m3 au bore.

Les usines réalisant ces traitements se répartissent de la façon suivante : créosote (45 sites), CCA (134 sites), TBT (10 sites) et bore (5 sites). Près de 6 000 personnes travaillent sur ces sites de production.

Les classes de risques et les aspects réglementaires

Il existe sept classes de risques en Afrique du Sud : – deux classes HO : utilisation en intérieur protégé (l'une intègre les termites, l'autre non), – une classe H2 : utilisation en intérieur avec exposition temporaire aux intempéries (en phase de chantier), – une classe H3 : utilisation extérieure sans contact avec le sol, – une classe H4 : utilisation extérieure avec contact direct avec le sol, – une classe H5 : utilisation constante ou périodique en eau douce, – une classe H6 : utilisation constante ou périodique en eau de mer. A chacune des ces classes de risques est associée une solution de traitement. Par exemple, le recours au CCA est préconisé à partir de la classe H2. Le traitement du bois est rendu obligatoire en Afrique du Sud par l'insuffisance de durabilité des bois utilisés, par la virulence des agents pathogènes dans certaines régions et par la loi qui impose le recours à des traitements CCA pour les bois d'œuvre, qu'ils soient porteurs ou non. Ces traitements doivent respecter les prescriptions de la norme SANS (South African National Standards) 10.005 qui prend en compte la localisation géographique, le type de bois et les produits de préservation à utiliser. L'activité de la préservation du bois est strictement encadrée par le Ministère de l'Agriculture, le Département de la Santé et par les règlements et normes de la construction. Il faut noter que tous les bois traités portent un marquage qui indique la classe de risques à laquelle ils peuvent répondre.


Tous les bois traités font l'objet d'un marquage indiquant
la classe de risques pour laquelle ils peuvent être utilisés.

Les Pest control interviennent sur les bâtiments construits avant la promulgation de la loi imposant le traitement systématique des bois d'œuvre. Les principales attaques sont liées aux termites et aux insectes à larve xylophage (nous n'avons pas vu durant la mission de chantiers directement liés à la présence de pourritures). Les techniques utilisées sont très similaires aux nôtres, même si les pièges à termites sont encore dans une phase d'expérimentation.

Tenir compte des impacts environnementaux

L'Afrique du Sud est de loin le pays le plus performant économiquement du continent africain. Il est aussi doté d'une industrie de transformation du bois particulièrement dynamique. Compte tenu du type d'essences utilisées dans la construction (et résultant du choix des essences retenus par l'industrie papetière) et des risques biologiques très importants existant sur l'ensemble du territoire, les solutions préventives et curatives pour la protection du bois mettent en œuvre des solutions techniquement éprouvées, mais dont l'impact environnemental peut être perçu comme négatif. La prise en compte de ces aspects et des tendances dans les pays industrialisés de l'hémisphère nord va sans doute amener l'Afrique du Sud à repenser certaines solutions, visant notamment à une meilleure protection des opérateurs et à une prise en compte plus forte des problématiques environnementales.
Les échanges avec les différents experts rencontrés et les partages d'expérience ont été profitables aux industriels français et sud-africains. Ils ont permis de nouer des contacts qui se prolongeront certainement dans l'avenir par des partenariats efficaces.


>> Retour



Contact - Mentions légales - plan du site  - CGV - Devenir annonceur/recruteur - PresseEnvoyer à un ami  - Ajouter aux favoris - Imprimer